themed roundup

Quatre soirs d’indie international au Supersonic, du 7 au 12 septembre 2026

Un parcours en quatre étapes sur six jours, de Jaguar Sun et Sean Nicholas Savage à Wild Pink, The Orchestra (For Now) et Jeremy Jay.

Jaguar Sun, Sean Nicholas Savage et Yes Please! au Supersonic
Image via Programmation du Supersonic

Du lundi 7 au samedi 12 septembre 2026, le Supersonic compose un itinéraire international en quatre dates, toutes annoncées en entrée gratuite : Jaguar Sun, Sean Nicholas Savage et Yes Please! le 7 ; Playlunch, Wild Pink et Empty Full Space le 9 ; The Orchestra (For Now), Sarakiniko et Pareidolia le 10 ; enfin Jeremy Jay et æmilia le 12. Le parcours se répartit sur six jours avec une ligne de fuite claire : des écritures pop et rock indépendantes venues du Canada, d’Australie, des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Allemagne et de France. Les quatre affiches ont en commun le format club et des horaires de portes à 19 h. Chacune dessine pourtant son propre climat musical.[1][2][3][4]

7 septembre : douceur canadienne, pop à vif

Le premier arrêt, lundi 7 septembre, penche vers la rêverie et l’intime. Jaguar Sun, projet du Canadien Chris Minielly installé à Toronto, est programmé à 22 h. Le Supersonic le situe entre dream pop, rock et folk ; la page Bandcamp de l’artiste confirme une actualité discographique nourrie, avec l’album Daisy paru le 27 mars 2026 et une tournée européenne qui passe par Paris ce soir-là. Avant lui, Sean Nicholas Savage joue à 21 h. Son disque Shine, publié en 2022, déplace son avant-pop vers une écriture davantage guidée par la guitare, avec une proximité folk et une tonalité de réparation après une période de stagnation. À 20 h, le Parisien Yes Please! ouvre la soirée avec sa « heavy pop », entre romantisme, dance music et références post-punk. Cette première date privilégie des voix exposées et des arrangements tournés vers la nuance.[1][6]

Voyez quels amis y vont et trouvez avec qui assister au concert.

Télécharger l’app iPhone

Télécharger CrowdMate dans l’App Store

9 septembre : collision australienne et rock américain

Mercredi 9 septembre, le contraste est plus net. Playlunch prend la tête d’affiche à 22 h avec un « Bogan Funk » né à Melbourne : une formule que le Supersonic décrit comme un assemblage de dance rétro, de nostalgie australienne des années 1990 et 2000 et d’ironie de banlieue. À 21 h, Wild Pink apporte un autre poids, plus narratif et américain. Le groupe mené par John Ross arrive alors que Still Coming Down, son sixième album, doit paraître le 21 août 2026 ; il a été enregistré à Asheville avec Alex Farrar, et fait notamment intervenir MJ Lenderman et Hand Habits. La première partie, Empty Full Space, prévue à 20 h, replace la soirée à Paris avec un psych-rock de Spinda Records, nourri de krautrock, de fuzz et de synthés. Venir tôt permet de suivre les trois faces de cette affiche.[2][5]

10 septembre : un post-punk à plusieurs étages

Jeudi 10 septembre, The Orchestra (For Now) est l’étape la plus tendue et la plus expansive du parcours. Le groupe londonien, annoncé à 22 h, est présenté par le Supersonic comme post-punk ; son catalogue officiel permet aussi de mesurer une trajectoire déjà structurée autour des EP Plan 75, paru en mars 2025, puis Plan 76, sorti en octobre 2025. Le concert parisien comprend aussi Sarakiniko, à 21 h, qui défend depuis les Côtes-d’Armor une « mud pop » chantée en français et liée à Howlin’ Banana Records, tandis que Pareidolia ouvre à 20 h avec un versant math noise parisien. Pareidolia travaille les ruptures et la densité, Sarakiniko la texture et le chant francophone, The Orchestra (For Now) une écriture de groupe plus large issue de la scène londonienne.[3][7]

12 septembre : le retour oblique de Jeremy Jay

Samedi 12 septembre, Jeremy Jay clôt l’itinéraire à 22 h 30. Né à Chula Vista, en Californie, et désormais installé à Londres selon sa page Bandcamp, le chanteur a construit un parcours qui passe par des singles, des albums et une écriture pop singulière ; son plus récent single, Wait until the morning comes, est sorti le 28 mars 2025. Au Supersonic, l’affiche le présente dans un registre « indie electro rock ». æmilia est annoncée à 21 h 30 : la musicienne allemande y est décrite à travers une fusion de lo-fi, new wave et pop hypnagogique, liée à son premier album 22:22. Cette dernière soirée prend un angle plus nocturne, avec synthés délavés, textures granuleuses et chansons aux contours flottants.[4][8]

Informations pratiques

Les quatre rendez-vous ont lieu au Supersonic, 9 rue Biscornet, Paris 12e, à proximité du métro Bastille, sortie rue de Lyon. Les soirées sont indiquées de 19 h à 23 h, avec happy hour de 19 h à 20 h, et leur entrée est annoncée gratuite. Les horaires de passage publiés sont 20 h, 21 h et 22 h les 7, 9 et 10 septembre ; 21 h 30 pour æmilia et 22 h 30 pour Jeremy Jay le 12. Avant de vous déplacer, revérifiez les horaires, la programmation, les prix et les conditions d’accès auprès de la salle.[1][2][3][4]

Informations pratiques

Jaguar Sun • Sean Nicholas Savage • Yes Please! au Supersonic Records
2026-09-07 · Paris

Dans la même sélection

Sources

  1. Jaguar Sun • Sean Nicholas Savage • Yes Please! — Supersonic
  2. Playlunch • Wild Pink • Empty Full Space — Supersonic
  3. The Orchestra (For Now) • Sarakiniko • Pareidolia — Supersonic
  4. Jeremy Jay • æmilia — Le Parisien Étudiant
  5. Still Coming Down — Wild Pink sur Bandcamp
  6. Shine — Sean Nicholas Savage sur Bandcamp
  7. Discography — The Orchestra (For Now)
  8. Jeremy Jay — Jeremy Jay sur Bandcamp