Du jeudi 10 au dimanche 13 septembre, l’Opéra Garnier (Palais Garnier) accueille trois représentations de Perle noire : méditations pour Joséphine, opéra de Tyshawn Sorey mis en scène par Peter Sellars. Le calendrier resserré donne une place particulière à ce début de série : jeudi et samedi à 19 h 30, puis dimanche à 14 h 30. L’Opéra national de Paris programme l’ouvrage du 9 au 19 septembre pour ouvrir sa saison 2026-2027, à l’occasion du 120e anniversaire de la naissance de Joséphine Baker. Pour qui suit les circulations entre jazz, composition contemporaine et scène lyrique, c’est la proposition la plus singulière de cette fin de semaine parisienne.[1][2]
Le choix de Sorey éclaire cette arrivée au Palais Garnier. Compositeur et multi-instrumentiste, il a bâti un parcours traversé par les ensembles de jazz, l’orchestre et la musique de chambre contemporaine. Son Adagio (For Wadada Leo Smith) a reçu le prix Pulitzer de musique en 2024 ; la présentation du prix décrit une œuvre pour saxophone et orchestre guidée par une lenteur assumée, des dynamiques très retenues et une attention aux textures. Cette écoute de la durée aide à situer Perle noire : ici, la tension provient de la matière sonore, des silences et de la manière dont les interprètes habitent une forme ouverte.[3][4]
Une partition qui garde la porte ouverte
Perle noire prend Joséphine Baker pour point de départ sans chercher le portrait décoratif des Années folles. L’Opéra national de Paris présente l’œuvre comme une approche de son monde intérieur, de son rapport à la France, de son engagement dans la Résistance et de ses combats pour les droits civiques. La partition, qualifiée de jazzy par l’institution, réunit écriture composée et musique spontanée ; Tyshawn Sorey dirige sur scène les musiciens de l’International Contemporary Ensemble. Cette donnée change l’écoute attendue d’un opéra : la précision de la partition compte, et la circulation entre les musiciens compte tout autant.[1]
Le compositeur explique que la pièce repose sur trois plans : une base écrite commune, des indications de spontanéité intégrées à la partition, puis un espace de déplacement libre au sein du paysage musical. Il évoque également des tempi ralentis, des sonorités presque inaudibles et le silence comme moyens de faire affleurer la complexité émotionnelle des chansons associées à Baker. Ces éléments donnent une boussole concrète avant d’entrer en salle : écouter les écarts de densité, la respiration collective et les moments où le matériau écrit semble se remettre en mouvement.[1]
Voyez quels amis y vont et trouvez avec qui assister au concert.
Télécharger l’application
Choisir sa date au Palais Garnier
Jeudi 10 septembre à 19 h 30 conviendra à celles et ceux qui veulent prendre l’ouverture de la série en cours de route, tandis que samedi 12 septembre à 19 h 30 offre le créneau le plus simple pour une sortie du week-end. La séance du dimanche 13 septembre à 14 h 30 propose une autre temporalité, adaptée à une après-midi consacrée à une œuvre annoncée sans entracte et d’une durée de 1 h 50. Le spectacle est en anglais, avec surtitrage en français et en anglais. Ces trois rendez-vous se tiennent tous à l’Opéra Garnier (Palais Garnier).[1]
Les tarifs annoncés par l’Opéra national de Paris vont de 92 € à 205 € pour cette production. Réservez via les pages officielles et vérifiez de nouveau l’horaire, les conditions d’accès, les disponibilités et les informations de surtitrage avant votre venue : ces éléments peuvent évoluer à l’approche des représentations.[1][2]
Ces concerts ont eu lieu du 10 au 13 septembre 2026
Les prochaines dates de ces salles : Opéra Garnier (Palais Garnier)
Sources
- Perle noire : méditations pour Joséphine — Opéra national de Paris
- Opéra national de Paris — programmation — Opéra national de Paris
- Tyshawn Sorey — Tyshawn Sorey
- Tyshawn Sorey — The Pulitzer Prizes